CONTEMPORAINS
 
XXe
 
XIXe

 


Eugène CHIGOT (1860-1927)

Eugène Chigot est né à Valenciennes. Elève de son père Alphonse Chigot lui-même peintre, il entra à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1880 et travailla dans les ateliers de Vayson, Cabanel et Bonnat. Après un voyage en Espagne, Chigot vient s’installer à Etaples en 1887 auprès de son ami

Henri Le Sidaner installé depuis 1884, puis au Touquet de 1893 à 1898. Après Dunkerque et Petit-Fort-Philippe, il se fixe à Paris dans le quartier de Passy et fait bientôt partie de l’équipe qui fonde le salon d’Automne… Si Chigot débuta avec la grande peinture d’histoire dont Marius échappe aux émissaires de

Sylla conservé au Musée de Valenciennes, il devint rapidement paysagiste, rapportant de ses nombreux voyages des vues du Midi de la France, d’Italie, de Bretagne et de la côte d’Opale pour laquelle il fut particulièrement sensible à la lumière. Certaines de ses œuvres font penser à l’art de Pissaro.

Charbonnel Homme ailé

Eugène Chigot, Perdus en mer - huile sur toile, 65 x 81 cm, 1891

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Perdus en mer, 1891
Huile sur toile
65 x 81 cm
Signé en bas à droite « Eugène Chigot »
Perdus au large, huile sur toile, 3,62 x 5 m, 1891.


Le tableau qui nous concerne est une œuvre préparatoire à la toile présentée au salon des Artistes Français de 1891, Perdus au large, actuellement conservée au Musée de Nantes.
Cette oeuvre se présente comme une étape intermédiaire entre l’esquisse, un crayon sur papier, et le tableau Perdus au large, tous deux reproduits dans l’ouvrage de Antoine Descheemaecker-Colle, 2008, p. 74.



Nous pouvons entre autres constater que Chigot n’a pas conservé pour son tableau final l’envolée de mouettes et qu’il a réduit encore plus le restant de voile à l’arrière du bateau, recentrant ainsi le regard sur les marins.
Perdus au large fait partie des tableaux les plus importants de Chigot, il eut un franc succès lors de l’exposition. En témoignent les notes d’André Carlier : « Surprise par une tempête et entraînée au large, une barque de pêche désemparée flotte au gré des eaux. Une vague en soulève la poupe de telle sorte que son humble équipage risque de tomber à la mer. L’un des pêcheurs étendu à l’avant, râle. Un autre appuyé sur le bord de l’embarcation, soutient sur ses genoux un mousse expirant. Près du gouvernail, le patron dont on constate la robuste rigueur, jette les yeux vers l’horizon. Il n’a plus d’espoir. Le drame muet est disposé par une main habile et pathétique. Ses personnages ne sont pas des marins d’opéra-comique. Cette œuvre était digne du 1er Prix du Salon ».

Bibliographie
Catalogue de l’exposition rétrospective : Eugène Chigot, Musée Galliera, Paris, 1954 ; Gérald Schurr, in Les Petits Maîtres de la peinture 1820-1920, valeur de demain, Les Editions de l’Amateur, t. III, Paris, 1976 ;

Œuvres dans les Musées
Musées d’Amiens, Arras, Berck, Boulogne-sur-mer, Charleville, Compiègne, Dunkerque, Etaples, Petit-Palais, Quentovic Etaples, Touquet, Lille, Limoux, Luxembourg, Mâcon, Nantes, Rouen, Toulon, Tourcoing, Valenciennes, Indiana (Etats-Unis).